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| Zaza est une toile plus intimiste. On pourrait l'appeler, "Le plaisir de peindre" tant elle est sensuelle et proche dans ce sens de la légèreté de la calligraphie orientale. | ||
| L'autoportrait de l'artiste est de facture différente. Lyrique et plein d'humour, il est conçu dans l'esprit ludique de la Figuration libre. | ||
| Dans sa création, Dominique Raynal convoque d'autres imaginaires. Ses idées humanistes et universelles se reflètent dans des couleurs, et des espaces dont il réinvente la magie. Ce sont ses odes et ses ballades qui parlent des pays lointains, de leur histoire, de leurs cosmogonies. Tim Leura c'est le nom d'un célèbre peintre aborigène que Dominique Raynal imagine passant comme un torrent d'argent qui se dédouble dans la nuit, entre deux étoiles. | ||
| Envoûtante, hypnotique, Gauguin
est allé chercher la couleur à Tahiti. Dominique Raynal voyage dans la matérialité des toiles des artistes aborigènes initiés au langage de leurs ancêtres et qui se manifeste dans leurs rêves, leur monde spirituel. L'énergie de peindre, il la trouve dans la calligraphie chinoise. Il s'empare de la richesse stylistique des tissus africains, mais il compose son monde à sa façon. |
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| Flamingo est le titre d'une autre
de ses uvres inspirée directement des arts décoratifs
européens. Des motifs floraux géométrisés
animent l'espace. L'élégant oiseau est suggéré
par un jeu des courbes blanches et segments de lignes dorées.
Au milieu de la toile, il se pavane, comme la cible de tous les regards
C'est
toujours l'abstraction évocatoire, la stylisation, la couleur
et le mélange des matières que taraude l'artiste ! Le monde qu'il crée, à la fois signalétique et poétique c'est une invitation au voyage |
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| Comme le poète dans Les Fleurs du Mal, Dominique Raynal est fasciné par les splendeurs d'ailleurs qui parlent à l'âme en secret, leurs douces langues natales. | ||
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Ileana Cornea, critique d'art Paris - déc.
2008.
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| C'est la fête des couleurs ! Intensités chaudes,
vivifiantes. C'est le langage des lignes droites comme des architectures, des lignes courbes comme des rivières Dominique Raynal s'adresse au spectateur avec des images qui frappent par leur caractère géométrique, signalétique, symbolique et chromatique. |
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| Sur un fond jaune ocre, des motifs noirs denses, magnifiques semblables à des broderies, sont tendus comme des flèches. Le titre est inscrit à la main : O Halé ! O Halé ! Indian Removal Act, loi proposée en 1830 par le candidat à la présidence des Etats-Unis Andrew Jackson ordonnant la déportation de 60 000 Indiens d'Amérique. | ||
| Coniston est travaillée à la manière des artistes aborigènes. L'accumulation de points s'organise en fonction d'une heureuse alternance de couleurs. L'artiste appose au pochoir, comme un sceau de vérité, l'année 1928. Là encore, son message va droit au but. Après le meurtre d'un blanc, la police australienne tue cette année-là sur le ranch de Coniston, des dizaines d'hommes, femmes, et enfants. | ||
| Une croix rouge sur fond noir strié,
blessé nous fait signe. En bas du tableau, bien dans l'axe, on
lit son titre comme un slogan : Hic. Geste militant, geste de nature plastique, l'aspect démonstratif du contenu de ces oeuvres rejoint l'efficacité visuelle de l'affiche. |
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| Zaza est une toile plus intimiste. On pourrait l'appeler, "Le plaisir de peindre" tant elle est sensuelle et proche dans ce sens de la légèreté de la calligraphie orientale. | ||
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